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Et si vous passiez au chauffage au bois déchiqueté ?

Personne tenant du bosi déchiqueté des deux mains

Rien de plus chaleureux que le chauffage au bois. A cet atout s’ajoute le fait que le chauffage au bois se veut plus performant et compétitif, économiquement parlant, que les autres sources d’énergie que sont l’électricité, le fioul ou le gaz. Sans oublier l’avantage écologique : la combustion du bois libère peu ou pas de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique.

Or, en matière de chauffage au bois, il existe différentes solutions tant au niveau du choix du combustible, des bûches au bois déchiqueté ou compressé, que du système de chauffage, cheminée, chaudière ou poêle. A ce jeu des comparaisons, au niveau du coût de fonctionnement, le chauffage au bois déchiqueté tire son épingle du jeu d’autant que les filières tendent à se développer rapidement.

Le bois déchiqueté, c’est quoi ?

Personne tenant du bois déchiqueté

Également connu sous le terme de « plaquettes forestières », le bois déchiqueté se présente sous forme de petits morceaux de bois homogènes de plus ou moins 3 cm, issus du broyage des résidus des exploitations forestières, de l’entretien des haies, des campagnes d’élagage, ou encore des scieries qui recyclent ainsi leurs déchets de bois. Ces déchets sont en général broyés puis séchés pendant une période allant de 6 mois à un an afin de diminuer le taux d’humidité et d’optimiser la combustion.

Suivant les processus de fabrication, le bois déchiqueté présente une granulométrie variable, et donc un pouvoir calorifique différent, qui s’échelonne de 2600 à 3800 kWh la tonne (de 2.6 à 3.8 kWh/kg). La qualité des plaquettes forestières se mesure également par rapport aux taux d’humidité, de plus ou moins 25 %, de cendres et de poussière, et à la présence de corps étrangers et d’éventuelles moisissures.

Le chauffage au bois déchiqueté, comment ça marche ?

Chaudière à bois et granulés MON AMOUR DE THERMOROSSI

C’est le système de chauffage au bois le plus intéressant car, malgré un coût à l’achat plus élevé, à l’usage, il s’avère plus économique.
Concrètement, il suffit d’introduire les plaquettes dans un silo de stockage, une sorte de réservoir, qui offre une autonomie assez élevée. Les plaquettes sont conduites automatiquement, à l’aide d’une vis sans fin, jusqu’au foyer du poêle. Le bois est brûlé progressivement et le poêle diffuse ensuite la chaleur produite dans l’ensemble de la pièce.

Le poêle à plaquettes forestières, qui peut être entièrement automatisé, devra être placé au centre d’une pièce et sera plutôt adapté à une grande superficie. On le considère d’ailleurs comme un complément de chauffage qui permettra toutefois de faire des économies conséquentes sur sa consommation. Il nécessite également de l’espace pour le stockage des plaquettes. Suivant la superficie à chauffer, on choisira plutôt un poêle classique, ventilé ou à masse.

A la différence de la chaudière automatique à plaquettes qui fonctionne sur le même principe d’une vis sans fin, le poêle à bois déchiqueté est indépendant. Pas de raccordement au chauffage central donc ce qui permet de faciliter l’installation. En revanche, il vous faudra un conduit pour évacuer les fumées, tel que le tubage d’une cheminée ou un conduit d’extraction à ventouse. Et surtout un espace assez conséquent pour installer le silo de stockage, au maximum à 20 mètres du poêle, à l’étage du dessus ou du dessous.

A noter toutefois que les modèles de poêles à bois déchiqueté sont différents des modèles à granules. C’est la vis sans fin qui fait toute la différence.

Pourquoi le poêle à bois déchiqueté est plus intéressant que les autres chauffages au bois ?

  • Le poêle à bûches traditionnelles
    Certes moins chères à l’achat, les bûches traditionnelles impliquent des frais de transport qui dépendent de la région où l’on habite, plus ou moins forestière. De même, elles demandent de posséder un lieu de stockage très important
  • Le poêle à briquettes ou bûchettes
    Elles sont fabriquées à base de bois reconstitué et compressé, issu de l’industrie du bois, ce qui leur permet de se consumer plus lentement que les bûches traditionnelles. Elles détiennent donc un pouvoir calorifique plus important (environ 4.6 kWh/kg) et une régularité de combustion. Leur stockage sera simplifié par rapport aux bûches traditionnelles ou aux plaquettes forestières tout comme leur manutention. Mais leur prix s’avère beaucoup plus onéreux.
  • Le poêle à granules ou « pellets »
    Ils sont fabriqués à base de sciure de bois compressée, sans ajout d’agents de liaison, puisque c’est la lignine naturelle qui assure la cohésion. Grâce à sa forte densité et un taux d’humidité réduit au minimum (de 5 à 10 %), le granulé est le combustible au plus haut pouvoir calorifique, équivalent à environ 4.9 kWh/kg.
    Son prix reste raisonnable mais plus élevé que les plaquettes forestières. Il nécessite également d’avoir un local de stockage dépourvu de toute humidité, aéré et à l’abri de la chaleur. Et surtout proche du poêle.

Le bois déchiqueté, un combustible au fort potentiel économique et écologique

Triptyque forêt bois et bois déchiqueté

Même si le bois déchiqueté détient un pouvoir calorifique plus bas que les granulés ou les bûchettes compressées, il s’avère au final beaucoup plus intéressant du point de vue économique et écologique. De plus, à l’image des granulés, les plaquettes forestières peuvent également être utilisés de manière automatisée dans les poêles :

  • Un prix intéressant par rapport au pouvoir calorifique le plus compétitif
    C’est d’abord son prix qui se veut le premier argument en sa faveur. Le bois déchiqueté est en effet très bon marché par rapport aux autres biocombustibles bois. Ainsi, en moyenne, le bois déchiqueté varie de 1.5 à 4 centimes d’euros par kWh PCI contre 6 centimes pour les granulés, 8 centimes pour les bûches compressées et 3.6 pour les bûches traditionnelles.Le prix à la tonne s’échelonne lui de 41 à 120 euros suivant la qualité des plaquettes forestières mais aussi leur mode de fabrication, artisanale ou plus industrielle. Quoi qu’il en soit, le bois déchiqueté reste le combustible le moins cher à produire puisqu’il ne nécessite que très peu de transformation.
  • Un atout écologique
    D’un point de vue écologique, l’utilisation du bois déchiqueté se veut la solution d’avenir. Fabriquées à base des déchets et résidus de bois jusque-là abandonnés, les plaquettes forestières s’avèrent une ressource naturelle disponible et inépuisable. D’autant plus que le bois est souvent vendu sous sa forme brute.
  • Un stockage en grande quantité
    Le bois déchiqueté peut se stocker en grande quantité à la condition bien évidement de posséder un local de stockage. C’est pourquoi le chauffage au bois déchiqueté est plus adapté en milieu rural. Il est également moins sensible à l’humidité que les granulés ou les bûchettes compressées.
  • Enfin, par rapport, aux bûches traditionnelles, la manutention est plus simple, moins énergivore et moins salissante.

Un poêle à bois déchiqueté, combien ça coûte ?

Chaudière à bois et granulés BOSCH STOVE 53 PR

Entre 800 et 15000 euros ! Une fourchette de prix assez large qui s’explique par les différences de taille, la marque, les performances, les matériaux utilisés mais aussi le degré de complexité ou le design. Pour faire son choix, il vous aussi veiller à bien adapter le poêle à la superficie de la pièce à chauffer. On se base ainsi sur 1 kWh pour 10 m2. Un professionnel saura vous renseigner sur le modèle le plus adapté à la configuration du logement.
Pour être sûr de ne pas se tromper, on peut acquérir un modèle certifié par le label Flamme verte, garant d’un bon rendement thermique et un faible impact écologique.

Au coût d’achat, il faut ajouter les frais d’installation par un professionnel certifié RGE, de l’ordre de 600 euros. Mais en contrepartie, il est possible de bénéficier d’aides financières comme la Prime Énergie, les subventions de l’ANAH et le crédit d’impôt (30%).

Qu’en est-il de l’entretien d’un poêle à bois déchiqueté ?

L’entretien du poêle à bois déchiqueté sera le même que pour un poêle à bois classique. Il faut dans un premier temps faire un ramonage au moins une fois par an. Et, dans un second temps, évacuer les cendres dont le volume reste raisonnable de par la sécheresse des plaquettes. Il suffit donc de vider le réservoir à cendres une à deux fois pas an. Et rien de plus !

Et vous, envisagez-vous de passer au chauffage au bois déchiqueté ?

 

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