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La biomasse torréfiée

Alors que les combustibles fossiles, pétrole, charbon, ou gaz, se raréfient, la biomasse torréfiée ouvre des perspectives intéressantes en termes d’énergie alternative.

Elle présente en effet des propriétés similaires à celles du charbon, c’est pourquoi on l’appelle parfois le « charbon vert ».

Pourquoi torréfier la biomasse ?

La biomasse est l’ensemble des matières organiques végétales ou animales qui, en se transformant, devient une source d’énergie inépuisable, qui dégage peu de gaz à effet de serre. Elle est aujourd’hui la première énergie renouvelable en France et la deuxième énergie renouvelable au monde. Les granulés de bois, apparus dans les années 80 sont un exemple de biomasse reconvertie en combustible. Cette ressource énergétique offre donc de larges perspectives en termes de développement durable.

Elle pose cependant des problèmes d’exploitation : à volume égal, elle fournit une plus faible densité d’énergie que le charbon. Très volumineuse, elle occasionne des coûts de manutention, de stockage et de transport très élevés et n’est donc économiquement rentable que si on l’utilise près de l’endroit où on la collecte.

Les industriels se sont donc penchés sur des technologies de densification de la biomasse qui lui permettent d’être réellement concurrentielle par rapport aux combustibles fossiles.

La torréfaction de la biomasse

Pour densifier la biomasse, on la torréfie. Cette opération vise à lui enlever un maximum d’humidité, ce qui lui permet de résister aux dégradations biologiques qui touchent les matériaux organiques, la pourriture par exemple. Parallèlement, la torréfaction réduit le volume de la biomasse et facilite sa logistique.

La technique utilisée pour cette torréfaction est la pyrolyse, bien connue des utilisateurs de fours ménagers : elle consiste à chauffer la biomasse à une température élevée, 300 °C en moyenne, pendant quelques minutes. A l’issue de l’opération, on obtient un combustible bien sec, facile à broyer puis à compacter sous la forme de granulés ou de briquettes. Si on chauffe la biomasse à 500 °C, 75% du combustible obtenu se présente sous la forme d’une bio-huile aisément stockable dans des citernes.

La pyrolyse est un procédé peu coûteux en énergie car les gaz libérés par la biomasse pendant le chauffage peuvent produire jusqu’à 80% de l’énergie nécessaire au chauffage du four.

Les bénéfices attendus

La biomasse torréfiée pourrait se substituer au charbon. Aujourd’hui, son utilisation est surtout le fait des centrales électriques qui peuvent ainsi produire une énergie propre. Aux États-Unis, un grand groupe s’est lancé, début 2014, dans la production intensive de biomasse à destination des entreprises industrielles. Pour des usages résidentiels, on envisage son utilisation dans le domaine du chauffage central, à moyen terme dans les immeubles collectifs, à plus long terme dans l’habitat individuel.

Quant aux bio-huiles, lourdes et acides, elles pourraient, dans l’avenir, se substituer à l’essence et au diesel. La biomasse torréfiée ouvre donc des perspectives rassurantes tant pour les producteurs d’énergie que pour notre planète et l’avenir de nos enfants.

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